L'éveil |
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Une minute après l'autre, dans le déhanchement de chacune de tes courbes, ton corps effleure cet espace qui s'ouvre maintenant à toi. La couleur s'immisce alors sur la douceur de ta peau, telle une caresse qui viendrait te prouver une fois encore que la vie reprend peu à peu son souffle. De cette mort profonde que quelques-fois l'on nomme sommeil, tu reviens lentement en une renaissance câline. Tu es là sans être totalement ici, mais je perçois quand même dans le silence de mon âme, ton pouls qui résonne comme une douce musique. Et même si je ne vois pas encore très bien qui tu es, tu retire délicatement ce sombre voile qui t'a recouverte il n'y a pas si longtemps dans un fracas tentaculaire. Une éternité pour un instant à venir. Celui-la même où tu apparais ainsi sans aucune barrière, pour découvrir au monde, juste un instant fugace entre le jour et la nuit, sur le fil d'une émotion à venir, celle de ton intime, celle de ton éveil. "L'éveil" 80x80 peinture et texte Denis Zammit 2010 |










