L'eternelle |
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Empruntant les detours qui dessinent les lignes de ton corps, chacun de mes souvenirs colore un peu plus ta peau. Tel un miroir sans tain où ma mémoire se délecte de tant d'instants de délices, tu t'imposes à moi comme une redécouverte. Pas après pas, je traverse les portes du temps pour me rapprocher un peu plus de toi, dans l'espoir d'atteindre ce moment magique où nos corps emmêlés dans un voyage inachevé nous mèneront un peu plus loin à l'intérieur même de nos âmes. Conteuse de mille et un architectes, peintres ou encore sculpteurs, tu envoutes discrètement tous ceux qui prête attention à ce don des temps passés. Abandonnée aux regards distraits des passants éphémères, tu pourrais pourtant nourir la terre entière de ton savoir et ton envie de flamboyants lendemains. Ainsi, tu es l'aube de nos pensées, cet instant même où le chaud et le froid se rencontrent et s'emmêlent pour parvenir enfin à créer une douceur de l'âme. "L'eternelle" peinture et texte de Denis Zammit 2010
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